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  • Le retour des années de plomb
  • L'affaire Stacy et Nathalie: un bouc émissaire innocent inculpé
  • Protection des réseaux pédophiles
  • Espionnage au parlement européen?
  • Fraude électorale à travers l'Europe
  • Elections en Belgique: la fin de la démocratie?
  • Terreur 'sous faux drapeau': de Gladio à l'Irak
  • Tueurs du Brabant: le plus grand hit de la CIA
    Articles de recherche
    21-06-2006
    Klik hier om een link te hebben waarmee u dit artikel later terug kunt lezen.Protection des réseaux pédophiles

    par Thomas Deflo, 21/06/2006, Anvers

    Les réseaux pédophiles avec des haut placés existent dans différents pays et pratiquent des actes horribles similaires. Ci-dessous, on traitera successivement la Belgique, l'Australie et les Etats-Unis. Mais les pédophiles haut placés sont aussi actifs en Grande-Bretagne, en France, au Portugal etc. Les liens à la fin de l'article le démontrent. Pour ces hommes qui sont impliqués, l'étouffement de leurs affaires réussit traditionellement par les besognes corrompus des pouvoirs juridiques et des services de renseignements.


     

    Craig J. Spence (gauche) et Michel Nihoul (droite) organisaient simultanément des partouzes avec mineurs. Les deux hommes travaillaient pour les services de renseignements.





    B e l g i q u e

    La disparition de Stacy et de Nathalie, le 9 juin 2006, nous rappelle à la douloureuse épisode de pédophilie en Belgique. Il y a à peine deux mois, Michel Nihoul était mis en liberté provisoire. Depuis lors, on dirait que les kidnappeurs ont repris courage et veulent nous souvenir de leur influence. Il est improbable que Stacy et Nathalie seront retrouvées vivantes. D'autres filles comme Estelle sont toujours introuvables. Les victimes des réseaux pédophiles sont abandonnées à leurs bourreaux. Surtout si notre appareil judiciaire-même paraît moralement et sexuellement corrompu.

    En août 1996, le juge d'instruction Jean-Marc Connerotte réussit, de façon héroïque, à sortir deux enfants de la cave de Marc Dutroux. Dans son investigation, le juge suit la piste des réseaux. Il veut examiner des frottis et des traces d’ADN sur les enfants assassinés. Ses supérieurs ne lui laisseront pas faire. Pour une futilité, Connerotte est licencié et remplacé par un débutant. Non pas le réseau pédophile autour de Nihoul, mais Marc Dutroux doit être placé au centre de l'attention. Quand on découvre que plusieurs témoins cruciaux au procès-Dutroux sont décédés, il devient clair que la piste des réseaux devait être évitée à tout prix. Ont disparus dans un ordre chronologique :

    • Francois Reyskens: début juin 1995, il disait avoir des informations sur la disparition de Julie et Mélissa. Avant d'arriver au commissariat de police il se fait écraser par un train.
    • Bruno Tagliaferro, un marchand de quincaillerie et connaissance de Dutroux, fait savoir qu'il peut fournir de l'info sur la voiture qui avait servi à enlever Julie et Mélissa. Il déclarait aussi posséder une liste de noms relatés à Dutroux. Le 5 novembre 1995, on le trouvera mort apparemment décédé d'une crise cardiaque. Dur à croire, selon sa femme Fabienne Jaupart, qui fait réaliser une autopsie secondaire. Des prélèvements de sang auraient indiqués que son mari était empoisonné. Peu après, on la retrouvera morte sur un matelas moitié brûlé. Le matelas contient des traces de carburant.[1 (milieu de la page)] La piste essentielle à l’enquête -- le trafic des voitures -- est en suite compartimenté de façon efficace par le procureur général Anne Thilly. Qui ne s'épargnera point pour saboter la suite du procès.
    • Le 22 janvier 1996, Simon Poncelet, chercheur de police examinant la même piste d'escroquerie de voitures, est tué par balles. Son père souligne qu'il voit une connexion claire avec le procès-Dutroux.[2]
    • Le 5 avril 1998, Brigitte Jennart apparemment se suicide. Elle est la dentiste de Michel Nihoul et de sa femme Annie Bouty. Jennart est probablement le témoin décédé le plus important :elle en savait trop sur l'escroquerie pédophile du couple-Nihoul avec des réfugiés africains.[3]
    • Anna Konjevoda, en 1996, se présente comme témoin dans la disparition des deux fillettes. La femme dit en savoir plus sur la connexion entre les kidnappings et le trafic de voitures à Charleroi. Le 7 avril 1998, on la draguera du canal de Liège. Une autopsie prouvera qu'elle était asassiné par strangulation.[source]
    • Le 25 août 1995, Guy Goebels, qui examinait la disparition de Julie et Mélissa, se suicide -- officiellement -- avec son arme de service. Les parents des filles connaissent bien le chercheur et estiment qu'un meurtre est plus probable.[4]
    • Jean Marc Houdmont, connaissance de Dutroux, meurt le 25 février 1997 dans un accident de voiture, en route vers Namur pour délivrer son témoignage sur Dutroux.[5]
    • Et ce ne sont pas les seuls. Lire cet article pour apprendre qu'il y a encore plus de témoins décédés.
    La plupart de ces témoins transmettait ses informations à la gendarmerie ou à la court de justice, avant de perdre la vie peu après. La façon volontairement déficiente des services juridiques de traiter ces disparitions, et le silence quasiment complet des médias sur ces témoins décédés, sont accablants.

    Pendant son apparition au procès-Dutroux, un Jean-Marc Connerotte brisé résumait correctement que ‘jamais auparavant avait-on gaspillé tant d'énergie à l'enrayage d'une investigation’. La police l’alertait que des contrats était préparés pour 'terminer' les magistrats si nécessaire. Connerotte-même se faisait transporter dans une voiture pare-balles. Selon le juge, Nihoul profitait d'une certaine protection et était hors d'atteinte.[6]


    Que la piste des réseaux pédophiles fut étouffée sera confirmé par le témoignage d'une victime connue de pédophilie. Durant l'arrestation de Dutroux, Régina Louf reconnaît Michel Nihoul à la télévision comme un de ses bourreaux.[7] Selon elle, Nihoul jouait un rôle central dans l'organisation des Ballets Roses : des réunions aux années '80 où des filles mineures furent horriblement abusées par différents personnages. Elle témoigne que Michel Nihoul -- ensemble avec Annie Bouty -- avait tué une autre victime, Christine Van Hees, de façon rituelle. Elle décrit exactement tous les détails du meurtre comme les investigateurs les avaient découverts.[8] Régina connaît aussi d'autres victimes du réseau comme Carine Dellaert, Catherine De Cuyper et plusieurs autres filles.


    Durant les sévices, Régina reconnaît des politiciens, elle nomme des juges haut placés, des officiers de police et des hommes d'affaires. Les interrogations de Régina font resurgir des noms comme Paul Van den Boeynants, Maurice Lippens, Melchior Wathelet, Wilfried Martens, des membres de la famille royale et différents autres.
    En effet, durant l'investigation, Michel Nihoul avait à quelques reprises nommé Paul Van den Boeynants comme participant aux partouzes.[9] Nihoul réglait les fonds des campagnes électorales de l’ancien premier ministre et côtoyait les mêmes milieux neofascistes autour du CEPIC.[10] Les interrogations originelles (choquantes) de Régina (pp. 8 à 1083), ainsi que celles de X2 (pp.1083 à1100) et de X3 (pp.1100 à1105), y inclus les noms et perversions des participants, ont transpiré sur l'internet.[source]

    Que des notables cités par leur nom étaient présents au partouzes ne signifie pas que tous ces hommes sont des pédophiles cruels. Certains étaient leurrés par Nihoul afin d'enregistrer leur présence près de mineurs d'âge sur photo. Les tactiques de chantage par Nihoul étaient inhérents à son organisation et étaient très lucratives. Pour prouver qu'il ne bluffait pas, Nihoul avait essayé plusieurs fois de régler une vente de tels photos avec des agences de presses étrangères comme Der Spiegel ou Canal+.[11] Si Nihoul était vraiment en possession de tels matériels sensibles, on peut comprendre pourquoi la piste de réseaux autour de sa personne fut étouffée. On a commis l’erreur de jouer à son jeu de chantage.


    Ce qui n'est point excusable : la disparition à Liège de deux nouvelles filles indique que les réseaux pédophiles continuent leur travail invariablement. Il est recommandable que les personnes qui se font plaisir avec de telles perversions se regardent dans le miroir, et se réalisent qu'ils ont tort.




    A u s t r a l i e


    Ceci est aussi de valeur pour ces abuseurs d'enfants de l'autre côté du monde. Le Dr. Reina Michelson est la directrice du Child Sexual Abuse Prevention Program (CSAPP) en Victoria, au sud de l'Australie. Depuis des années, elle est une combattante couronnée pour les droits de l'enfant. Son histoire commence en 1995 quand elle sonne l'alarme sur des abus pédophiles dans un internat à Victoria et dans un centre d'accueil à Melbourne. Aucune de ces affaires seront résolues.

    Depuis lors, le Dr. Michelson rencontre régulièrement des victimes similaires qui témoignent sur des pratiques sadiques avec des enfants de 2 à 14 ans, sur des tournages de films-x pédosexuels et même sur des meurtres d'enfants. Cette injustice date des années '80 et continue impunément jusqu'à ce jour.[12][13][14]
    Les victimes australiens de pédophilie citent ouvertement les noms des participants aux séances : des magnats des médias, des hommes d'affaires et plusieurs politiciens sont impliqués. Personne ne sera poursuivi par la justice.

    En Australie aussi, l'étouffement des affaires de pédophilie est extensif:
    • Le scandal à l'internat de Mornington -- où au moins 19 enfants sont abusés -- est totalement négligé par la police de Victoria. Les instances officielles inviteront ni les parents, ni les victimes à entrer un réquisitoire.[15]
    • La plainte en avril 2002 contre un magnat des médias de Melbourne qui avait violé à répétition un garçon de 3 ans (abus physique confirmé par le Royal Children's Hospital's Gatehouse Centre) fut classé sans suite deux jours plus tard.[16]
    • La plainte, en mars 2004, d'un victime de pédophilie des années '80, contre une personnalité connue de la télévision, fut simplement détruit par la police de Victoria.[17]
    • Un enseignant de renommée pédophile à Melbourne donne toujours cours dans l'enseignement secondaire. Il n'a jamais été puni, voir même interrogé.[18]

    L'étouffement du réseau australien pédophile a tout à voir avec la complicité des services de sécurité. Plusieurs victimes témoignent qu'ils ont été violés par des agents et officiers de police même. C'est ce qu'on peut lire dans une lettre d'avril 2004 envoyé à la CSAPP venant d'une femme qui témoigne: des fonctionnaires de la police de Victoria haut placés se servaient sexuellement d’elle dans une réseau de prostitution locale d'enfants; elle est toujours intimidée par la police et craint d'être 'suicidée'. Le Dr. Michelson, elle aussi, n'est pas épargnée : on cambriole chez elle, un membre de sa famille est menacé et elle-même est régulièrement physiquement intimidée.[19][20][21]

    On reconnaît le même phénomène en Belgique : Gina Pardaens, activiste des droits de l'enfant flamande, meurt dans un accident de voiture en novembre 1998. Avant sa mort, elle examinait la disparition d'enfants dans un réseau pédophile et avait découvert de l'information sur le réseau de Nihoul. Les jours précédents à son accident elle fut intimidé à répétition au téléphone et suivi par une voiture de façon constante.[source]
    En 1996, Marie France Botte, une activiste des droits de l'enfant wallonne mondialement connue, parle de protection de pédophiles haut placés. Fin 1998, madame Botte essaye soi-disant de se suicider en avalant un dissolvant.
    Son asbl est ébranlée sans cesse et doit finir par fermer ses portes.[source]

    L'abus navrant d'enfants en Belgique et en Australie indique comment les victimes de pédophilie et les activistes du droits de l'enfant sont intimidés et menacés par un appareil d’Etat. Si les chantages ou les intimidations s'avèrent inefficace, le réseau exécutif autour des pédophiles met en route des moyens plus lourds. On remarque que l'ordre qui est supposé protéger les victimes s'active davantage dans la protection des accusés.


    E t a t s   U n i s


    En 1999, Paul Bonacci inculpe des notables au Nébraska d'une série d'abus qu'il avait succombé pendant les années '80. Il inculpe et cite les noms de policiers haut placés, des hommes d'affaires, des médias, des membres de l'église et de l'orphelinat. Le républicain noir Larry King, manager du Community Federal Credit Union à Franklin, sera condamné à payer un million de dollars d'indemnisation.[22]

    Ce procès, tout comme en Belgique et en Australie, démontre comment les représentants de l'Etat participent à l'abus des enfants et etouffent l'affaire pendant des décennies. Un thème récurrent est l'opportunité de systématiquement recruter des enfants dans des écoles, des centres d'accueil ou des orphelinats, et de les 'conditionner' dès un jeune âge pour qu’ils acceptent les excès auxquels ils doivent succomber. Paul Bonacci en fut un malheureux exemple.

    Comme d'autres victimes de pédophilie, il souffre d'ailleurs du syndrome d'identités multiples.

    Le procès au Nébraska ouvre des veilles cicatrices. Une investigation du comité d'enquête à Franklin indique que l'abus des mineurs date de 1984, et probablement déjà d'avant. On soumet Lisa, une fille de Franklin qui était introduite dans le réseau depuis ses quatorze ans, à un détecteur de mensonges; son témoignage est tellement incroyable.
    Le détecteur indique que Lisa racontait la vérité. Elle raconte qu'elle fut transportée par Larry King, ensemble avec des garçons noirs mineurs, vers une partouze au Chicago, où elle avait entre autre reconnu le candidat présidentiel et ancien directeur de la CIA George H.W. Bush. C'est ce qu'on peut lire dans une biographie renommée sur le président.[23]

    Des articles d'investigation du New York Times du 15 et 22 décembre 1988 avaient exposé en effet que des mineurs, de Franklin à Washington, étaient obligé de fournir des services sexuels aux pédophiles haut placés.[24] Le 29 juin 1989 apparaît en suite un article dans le Washington Times intitulé (ma traduction, ndla): «Investigation de Prostitution Homosexuelle piègent des VIPs autour de Reagan, Bush».[25] Dans cet article, on peut lire que des jeunes prostitués étaient importés dans la Maison Blanche pour en suite être abusé dans des fêtes vicieuses avec des politiciens, militaires et hommes d'affaires.

    Craig J. Spence
    est un personnage central dans les scandales à Washington.
    C'est un lobbyiste républicain homosexuel qui avait introduit des mineurs dans la Maison Blanche à au moins une occasion. Spence est une version américaine de Michel Nihoul. Dans sa résidence secondaire, il s’occupait des orgies élitaires où un tas de participants haut placés étaient discrètement filmés et enregistrés; ceci paraît dans un article du Washington Times, le 30 juin 1989.[26] Craig Spence aurait dit à un ami : «J'ai besoin de garçons et de filles pour mes fêtes avec des politiciens, avec des hommes d'affaires haut placés, ou d'autres individus, bref: tout ce qui se présente.»[27] Le lobbyiste-souteneur laissait entendre qu'il serait finalement trahis par ce service secret et qu’il mourrait probablement dans un suicide. Ce qui fut le cas.[28]

    Intéressant à l’investigation chez nous des Ballets Roses et des Tueurs du Brabant est que cette pratique de chantage, selon Spence, était une opération de longue durée de la CIA où des call-boys et des mineurs d'âge étaient systématiquement recrutés pour figurer dans des partouzes avec des invités domestiques et étrangers. L’enregistrement des notables dans des scènes compromettantes s'avérait comme base de pouvoir pour les services de renseignements américains.


    C o n c l u s i o n

    Les actes sexuels organisés par les réseaux pédophiles, et dont je vous ai épargné les détails, sont d'une perversion inouïe. Les impliqués se livrent au viols, tortures, et mêmes meurtres de jeunes personnes. Les sessions sont filmés, parfois on cré des soi-disants snuff movies. Des invités sont piégés, filmés et seront chantés si nécessaire. On constate régulièrement un rituel satanique. C’est bouleversant que non seulement ces actes sexuels malsains sont vraiment pratiqués, mais qu'ils cachent aussi une organisation bien huilée.

    Notons que les organisateurs des partouzes en Belgique, comme aux Etats-Unis, sont liés aux services de renseignements. Cette technique permettra aux derniers de chanter des personnes de pouvoir de façon efficace.  Durant la période des partouzes outre-Atlantiques, Michel Nihoul équipait systématiquement ses Ballets Roses de caméras. Comme Craig Spence, il tenait des liens proches avec des personnages néofascistes au sein de la Sûreté d'Etat. Durant la même période, ces membres de la Sûreté d'Etat étaient impliqués dans l'organisation des Tueries du Brabant et des CCC [Les Tueurs du Brabant : le plus grand hit de la CIA]

    Conclusion: en comparant les actions des réseaux pédophiles en Belgique, en Australie et aux Etats-Unis, on constate que les services de sécurité et de renseignement participent activement à l'organisation des réseaux élitaires pédophiles, à l'étouffement de leur existence en temps de crise, et à l'intimidation et l'assassinat éventuel de témoins encombrants.

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    Plus de recherches:

    21-06-2006 om 00:00 geschreven door thomasdeflo  


    13-06-2006
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    par Thomas Deflo, 13/06/2006, Anvers

    Durant mes études de postgraduat en Human Ecology (V.U.B. 2004), j’étais à la recherche d’un stage pratique dans une ONG intéressante ou dans une administration environnementale. Après quelques recherches à travers des bancs d'offres de stages sur l’internet, la Bellona Foundation captivait mon attention. Je les envoyait un mail de postulation, on arrangeait un rendez-vous et j’était accepté comme stagiaire. Ce fut le début d’une période risquée.

    Cette fondation-Bellona s’occupe à organiser des conférences environnementales au sein du Parlement Européen. L’attention se dirige sur les combustibles fossiles et l’énergie nucléaire. Mon enthousiasme, comme étudiant en écologie, était considérable. Le lobbying
    au parlement était mis en pratique par des tables rondes dans les ailes de l’impressionnant immeuble square Léopold. Ma tâche était de rapporter sur ces conférences. Mon rapport sur les dangers du transport de pétrole sur les mers baltiques et Barents est publié sur le site de Bellona. (1) Bref, ce stage était prometteur comme une bonne école pour apprendre les finesses des institutions européennes, spécialement au plan environnemental...

    ...jusque au moment où je faisais plus de recherches sur le passé de cette fondation Bellona. J’étais assez familiarisé avec le secteur environnemental, mais je n’avais jamais entendu parler de cette ONG. Ce qui sortira de mes recherches allait me laisser stupéfait.

    En Russie, Bellona portait l’attention sur la faible sécurité des sous-marins. L’ONG avait subit une panoplie d’affaires juridiques. Les services de renseignements russes FSB (Federal Security Service) avaient régulièrement accusé Bellona d’activités d’espionnage. (2) Des employés Bellona étaient présumés avoir des liens avec les services de renseignements occidentaux. (3) On peut lire tout ceci sur le site de Bellona.

    Dans le cadre d’espionnage, l’affaire Nikitin se mettait sur l'avant-plan. Alexandre Nikitin était capitaine dans l’armée russe et inculpé par l’FSB de rassembler des informations, en échange pour des payements, pour Bellona. Finalement, en septembre 2000, après des années de disputes, l’Haute Cour de Justice décidait le cas en faveur de Nikitin. Depuis lors, l’officier russe est un dénonciateur mondialement connu du fonctionnement opaque de la justice russe, des fameux sous-marins rouillants, et de la contamination radio-active par les vieux navires. (4)

    Il y a, en effet, un tas de fumée autour de Bellona qui met cette ONG dans une toute autre lumière. Des persécuteurs et journalistes russes exprimaient plusieurs fois l’accusation que Bellona travaillait indirectement pour les services de renseignements occidentaux, et qu’elle se servait d’un manteau environnemental pour pratiquer l’espionnage militaire. (5) Ces accusations à l’adresse de Bellona furent répétés.

    Il est clair qu’une série d’organisations non-gouvernementales existe en Russie qui s’investissent effectivement au plan des droits humains ou de l’environnement, mais qui entretiennent aussi des liaisons proches avec les ambassades américaines ou britanniques et leurs rendent service. L’FSB rapporte qu’en 2006, sur les milliers d’ONG en Russie, seulement 92 sont confirmés comme étant autonome. D’autres ONG paraissent recevoir des finances de la part d'ambassades américaines ou britanniques. (6) Récemment, un scandale paraissait dans la presse mondiale indiquant que des diplomates britanniques espionnaient à Moscou. (7)

    Ma postulation au bureau bruxellois de Bellona m’avait laissé un goût amer. Afin d’accéder aux bureaux, il fallait passer par une imprimerie. Les deux employés siégeants avaient l’air intelligent et motivé, mais pas du tout comme des lobbyistes environnementales. Pas de problème à ce point: je ne me considérais pas non plus comme extrémiste écologique – plutôt voulais fonctionner comme liaison de support environnemental et de coopération envers le monde politique et corporatiste.

    Mais au fur et à mesure de tomber sur d'autres informations sur le passé de Bellona en Russie, mon opinion sur ce stage allait changer rapidement. Ce qui était inquiétant, c’est que cette information russe correspondait parfaitement avec le profil du Bellona local, avec sa façon d'agir dans la capitale européenne. L’infrastructure des bureaux mêmes, pour commencer, laissait peu à l’imagination : l’endroit, dans une arrière-chambre d’une imprimerie ixelloise, semblait sortir droit d’un film noir.

    Le trio de membres Bellona ne recyclait absolument aucun plastic ou papier; pas de magazines environnementales rentrant par la poste; par contre des éditions diplomatiques régulièrement étalés sur la table.

    Idéologiquement, l’ONG tenait des positions étranges. Les membres verts du parlement étaient mal vus. Les fonds financiers étaient supposé originaires d’une liste de 3000 membres contribuants (je n’en ai jamais rencontré un) et de dons administratifs. Les stratégies écologiques de Bellona étaient très atypiques pour un groupe de pression environnemental. Les idées, par exemple, pour réduire l’émission de CO2-, semblaient sortir droit d'un plan d’action d’une entreprise pétrolière.

    Bellona possède un bureau à Washington DC, ce qui complète le tableau.

    L'Europe figure depuis des années comme terrain de jeu pour toutes sortes d'opérations masqués par les services de renseignements, allant d'infiltrations, passant par des écoutes jusqu'à l'organisation d'actions terroristes. En 1996 un scandale éclatait quand des entreprises américaines étaient accusés avoir abusé de leurs technologies de router pour passer des informations du parlement européen vers la CIA. (8)

    La présence de services de renseignements externes, bien sur, date de la Guerre Froide, quand des vrais guêpiers d'opérations clandestines et d'espionnage se trouvaient des deux côtés du mur de Berlin. La deuxième partie du 20ième siècle allait continuer à être dominé par ce combat entre communisme et capitalisme. Les opérations sanglantes 'Gladio' de la CIA pendant les années '70 et '80, avec l'intention de faire virer à droite les administrations politiques européennes, et de freiner un réveil communiste imminent, en étaient le résultat. La KGB elle-aussi finançait des partis communistes italiennes, espagnoles et françaises. Durant la même période, selon Olav Gordievsky, un officier de la KGB au Danemark, l'agence d'espionnage russe essayait de nicher ses complices dans les institutions européennes.

    En 2002, Robert Dougal Watt, un auditeur de la Court des Comptes européenne, s'estime en danger de vie quand il veut dénoncer l'infiltration des institutions européennes par différents groupes de pouvoir. (9) Je me reconnais dans son histoire. L’aspect risqué de ce stage, pour moi, fut le fait que durant ce stage je maintenais un site sur la CIA – un site qui acceuillait pas mal de visiteurs. Il s’avérait comme une combinaison malheureuse avec mon travail dans cette ONG. Ma remarque plutôt rigolante que Bellona pourrait bien être une ONG d’espionnage venait malheureusement à leur oreille. Par mon profil comme investigateur sur la CIA, ainsi que par mes relations avec les partis verts et d’autres ONG environnementales, une situation problématique se posait.

    Dans ce cas-là, l’anecdote suivante, plutôt lugubre, indique comment Bellona prend son travail au sérieux. En 2003, le jeune activiste environnemental Runar Forseth (un employé de Bellona en Norvège) décède d’une
    soudaine crise cardiaque. Durant sa vie il portait un pacemaker, selon un membre du cadre bruxellois de Bellona, qui était clairement déconcerté par mon inquisition sur la cause de mort du jeune homme. La phrase introduisant le défunt sur le site de Bellona lisait (ma traduction, ndla): « Finalement, il était seul, avec personne autour de lui. » Assez choquant, à tout bon entendeur. En avril 2004, peu après que j’avais exprimé mon étonnement sur la particularité d’un tel nécrologique (sans en avoir parlé à Bellona même), cette phrase fut enlevée et un nouveau début fut publié. (10)

    Espérons que j’ai quitté cet ONG à temps, afin d'éviter de suivre la fin malheureuse de Runar.
    ---------
    Sources:

    (1) Thomas Deflo, Protecting the Barents and Baltic seas from oil spills, The Bellona Foundation, 19 mars 2004.
    (2) Russian security police announces new arrests in the espionage case against Bellona, The Bellona Foundation, date inconnue.
    (3) Russian secret services block sociological study, The Bellona Foundation, 13 decembre 2004.
    (4) Peter Michielsen, Overwinning voor milieu en recht Rusland, NRC Handelsblad, 30 decembre 1999.
    (5) Russian Repression against Bellona Foundation, Wise, 27 octobre 1995.
    (6) Russia accuses groups of spying, BBC News, 8 december 2005. & European Press Review, BBC News, 24 janvier 2006.
    (7) UK diplomats in Moscou spying row, BBC News, 23 janvier 2006.
    (8) 
    American spies hack into Euro computers to steal trade secrets, London Sunday Times, 4 août 1996.
    (9)
    CIA and freemasons among dark forces in Europe: an exclusive JUST Response report from the Dougal Watt Dossier, Just Response, 20 août 2002.
    (10) The Warrior who fell, The Bellona Foundation, 5 novembre 2003.

    13-06-2006 om 00:00 geschreven door thomasdeflo  


    01-06-2006
    Klik hier om een link te hebben waarmee u dit artikel later terug kunt lezen.Fraude électorale à travers l'Europe

    par Thomas Deflo, 01/06/2006, Anvers

    Il devient évident que des 'irrégularités' électorales se produisent à travers le monde. On peut souvent les appeler 'fraudes'.

    Cela se faisait constater lors des élections municipales au Lancashire, Birmingham, Bristol et ailleurs en Angleterre. Ce qui est possible dans cette démocratie de tradition exemplaire constitue sur le continent européen un spécimen de fraude électorale déplorable.

    Par le réseau médiatisé fort filtrant nous parvenaient tout-de-même des messages de fraude électorale aux élections municipales en Hollande.

    En 2004 des ONG parlent d'une fraude électorale potentiellement massive en Roumanie. Il s'agit apparemment d'un fléau traversant le continent.

    Suivant l'exemple des élections présidentielles américaines de 2001, les scrutins par la poste paraissent être le plus susceptible à la fraude. Ceci est publié dans une investigation de la Haute Court du Royaume-Uni - on parle d'une fraude capable de 'voler' l'élection entière. Des segments du gouvernement britannique le comprennent ainsi. D'autres départements, toutefois, doivent participer aux falsifications. Et c'est là que se trouve le problème.

    Le Ministère des Affaires Intérieures par défaut contrôle la procédure électorale. Tout le monde se rappelle le débâcle aux élections parlementaires en Italie de 2006, lorsque des boites avec des bulletins de votes se retrouvaient aux poubelles. Les services intérieurs étaient fort tenu en main par l'ex-premier ministre Berlusconi.  Comment est-il possible qu'une telle fraude subsiste en Europe, le seuil de la démocratie? Combien de fraude se produit à notre insu? Et surtout: qui l'exécute?

    La fraude électorale n’est pas une maladie isolée du 21ième siècle. La falsification n’est pas un phénomène sporadique ou local, effectué par des individus ou des partis politiques. Une étude historique nous montre que nos démocraties ont été systématiquement manipulé par les services secrets. Non seulement dans des républiques ‘bananières’ ; que les pays occidentaux seraient immun à la fraude d’envergure constitue un mythe. Néanmoins, les investigations de campagnes électorales pendant lesquels l’implication par les services secrets fût démontré peuvent nous apprendre beaucoup.

  • Philip Agee, ex-agent de la C.I.A., sur l’implication des services secrets dans les élections au Venezuela.

  • Liste d'articles sur les interventions démocratiques en Amérique Latine par la C.I.A.

  • Etude comparative entre la fraude électorale aux Etats-Unis et l’Ukraine .

  • Les parallelles entre les élections en Ukraine et la Roumanie.

  • Le journaliste Robert Parry sur la fraude électorale dans l'Occident.

  • Organiser des ‘élections de démonstration’ est une mission inhérente à la C.I.A.

  • Une vue historique sur les opérations domestiques et étrangères de la C.I.A.

  • La Belgique est loin d'être épargné par la fraude électorale. Celle-ci est facilité par l'introduction du vote automatique. Mais ce qui se passe après que le voteur ait exprimé sa préférence, constitue le coeur de la déception; là où les votes sont vraiment comptés et en suite déclarés aux représentants des partis politiques. Ce lieu de comptage est grand ouvert à la fraude puisque:

    - il fonctionne totalement indépendamment des ordinateurs de vote public; il est simplement supposé d'additionner leurs résultats
    - il inclut un facteur humain considérable puisqu'il est occupé par une administration partisane
    - tout s'y passe derrière rideaux fermés.

    Comme témoin officiel aux scrutin des dernières élections parlementaires, je pouvais personnellement constater le manque total de transparence, ainsi que la subjectivité de ceux qui sont responsables pour le comptage des votes. Avec les élections municipales en vue, je refait le rappel... des événements illégaux, le 18 mai 2003 au bureau de compte à Schaerbeek.

    Car ce qui se produisait ce jour-là était probablement une indication de l'envergure de la fraude électorale.

    01-06-2006 om 00:00 geschreven door thomasdeflo  


    27-05-2006
    Klik hier om een link te hebben waarmee u dit artikel later terug kunt lezen.Elections en Belgique: la fin de la démocratie?

    par Thomas Deflo, 27/05/2006, Anvers

    En Belgique, par arrêt royal, tout le réseau de vote est contrôlé par le Ministère des affaires intérieures. Sous la guise d'un besoin de 'sécurité', le scrutin est complètement dépourvu d' observation parlementaire externe. Je pouvais m'en rendre compte personnellement lors du jour des élections du 18 mai 2003, comme député officiel pour le parti vert d'Agalev dans la commune de Schaerbeek. Schaerbeek est un des principaux cantons électorales en Belgique.

    Les représentants des partis n'étaient pas admis à observer le comptage des votes: il était strictement interdit d'accéder aux chambres où le comptage se faisait. Pourquoi? Les représentants devaient simplement attendre le papier des résultats présumés.

    L'administration présente, et surtout la juge siégeante, étaient aussi loin d'une neutralité que possible -- criant victoire à la lecture des résultats de leur parti préféré. J'était stupéfait de voir comment des sympathisants politiques prononcés étaient responsables pour l'addition des votes.

    Le témoin partisan, heureusement, a un dernier espoir d'effectuer un impact sur ce système: il peut noter ses remarques dans un document officiel, qui, si souhaité par son parti, peut être utilisé comme protestation et éventuellement comme demande de vérification. Ce document officiel est le soi-disant Procès Verbal. A la fin du jour -- et ici surgit clairement la suspicion -- la juge refusait de rédiger ce document. Ceci était non seulement en contravention avec la procédure électorale normale, c'était frauduleux. Ce document était requis afin de légitimer la journée électorale. Sans celui-ci, un parti politique n'a aucun droit de protester lors de la procédure post-électorale. Mais la juge refusait avec tout son pouvoir de faire ce procès: elle faisait semblant d'hésiter, elle mentait, elle prétendait même qu'un bout de papier officieux était le vrai Procès-Verbal, elle s'apprêtait de quitter le bureau de manière précoce... Pourquoi? Il était clair que ce PV devait être évité à tout prix. Finalement, au moment où j'était prêt à demander des renforts au bureau d'Agalev par mon portable , la juge ne trouvait mieux que de me faire escorter hors de la Maison Communale par des agents de police. Ceci fut une indication finale et assez troublante d'une importante opacité. Puisque rien ne pouvait justifier une telle intervention.

    Finalement, le parti vert Belgo-Flamand Agalev fut écrasé dans les élections. Le parti écologique perdait deux-tiers de son électorat et tout ses sièges au parlement fédéral.

    Comme aux États-Unis, les Belges votent principalement par des machines touche-écran. Ces systèmes sont remarquablement ouvert à la fraude. Les voteurs reçoivent des cartes magnétiques qui doivent-être introduit dans la fente des machines de votes. Ces cartes registrent le vote, sont retiré de la machine et rapporté à l'ordinateur central du bureau de vote, qui les avale toutes, effectuant ce qui semble être la régistration de leurs résultats sur un floppy disk. Après la fermeture du bureau de vote, tous les floppies appartenant aux bureaux de vote sont ensuite centralisé à la maison locale communale, afin d'y être procédés derrière rideaux fermés.

    Dans les petites régions rurales où l'on vote sur papier, les résultats de vote doivent être annoncé de façon téléphonique au gouverneur central (partisan), qui 'vérifie leur justesse' et annonce les résultats finals aux membres des partis. La chaîne du suffrage est tellement perforée et opaque, qu'il suffit de frauder dans un simple maillon pour faire réussir la fraude dans toute l'élection.

    Suivant une longue campagne de propagande négative (y inclus par l'internet), exacerbé par nombreux petits scandales gonflés concernant des ministres et des échevins verts, un étrange sondage dans un journal conservateur apparut, quasiment une semaine avant les élections -- bon timing pour influencer l'opinion publique. Soudainement, ce test indiquait une partie de moins de 5% des votes pour Agalev. Et ceci à base d'un sample peu convaincant d'un millier de coup de téléphones. Tout le monde s'apprêtait à cataloguer ce sondage comme source de vérité - on vend mieux des mauvaises que des bonnes nouvelles. Que tous les autres sondages indiquaient autour de 8% pour les verts fut vite oublié. Une semaine après, se tenaient les élections et Agalev, en effet, recevait exactement 4,9%.  Il faut bien comprendre que ce résultat aurait choqué tout le monde s'il n'y avait pas eu ce seul sondage étrange précédent le scrutin.

    Le parti vert devait quitter le parlement et donc le gouvernement. Au sein de la politique belge, il s'agissait de la fin d'un parti flamand progressiste, de gauche mais surtout vert. 

    En effet, l'année suivante, lors des élections de 2004 pour le gouvernement flamand, Agalev montait de façon miraculeuse jusqu'à presque 8% des votes flamands (7,6%). Comment est-il possible que l'opinion publique flamande votait soudainement deux fois plus pour Agalev que les voteurs Belges avaient fait un an avant? Ne devait-on pas s'attendre à ce que ces élections attribueraient +/- 5% à Agalev aussi?

    Mais de nouveau, toute l'attention se portait vers les mauvaises nouvelles: tout le monde était choqué que presque 25% des flamands (un sur quatre des habitants) avaient voté pour le Vlaams Blok -- si l'on pouvait croire à l'objectivité du scrutin bien-sûr. De l'autre côté de la frontière linguistique, le Front National resurgissait à nouveau dans le spectre politique. L'anomalie du pourcentage pour Agalev était mis à l'arrière-plan.

    Seulement maintenant aie-je le courage de vous communiquer mes expériences (écrit en décembre 2004, nda). Il se fait que le jour suivant le débâcle à Schaerbeek, je fût déjà intimidé par téléphone. Cette intimidation allait s'étendre: au plus je contactais des collègues partisans ou journalistes, au plus des personnes antipathiques, à travers certains moyens, exerçaient de l'intimidation à mon égard. Je ne veux pas trop parler des technicalités de ces intimidations. Le fait qu'ils se produisaient, néanmoins, démontre qu'il était clair qu'une certaine partie de l'appareil d'état préférait que je me taise. Mais quelle partie de l'état?

    Le seul service qui puisse contrôler la procédure électorale est la Sûreté d'Etat. Au cours des administrations Reagan/Bush (1981-1993), la Sûreté s'était montré d'un très mauvais côté. A travers l'infiltration et l'orchestration de groupes extrémistes, elle avait produit une vague de terreur politique. Dans la forme de campagnes terroristes -- soit-disant communistes par les 'Cellulles Communistes Combattantes' et par des attaques violentes par les Tueurs Fous de Brabant -- elle faisait pression sur les décisions gouvernementales. L'implication de la Sûreté d'Etat dans ces attentats est suffisamment démontré. Lire Tueurs Fous du Brabant: le plus grand hit de la CIA.

    Il est évident que le service secret belge n'avait pas eu cette idée indépendamment. Au contraire, les ordres pour une telle terreur politique venaient de l'OTAN et plus précisément de la Central Intelligence Agency. La terreur servait comme moyen de chantage afin de pousser le gouvernement belge à accepter des missiles nucléaires américains sur son territoire, afin de renforcer la prise de la Sûreté sur les affaires intérieures, et afin de faire balancer l'agenda politique vers la droite. Tout ceci, bien-sur, contre le gré de l'opinion publique.

    La fonction principale de la CIA n'est pas d'exercer une terreur politique. Une de leurs activités principales est l'altération des élections. Ces actions ne se limitent point aux républiques 'bananières' ou aux pays du Tier-Monde. Cela est un mythe: en coopérant avec les services secrets intérieurs, la CIA alterne les élections dans chaque pays où se pose la moindre possibilité qu'un gouvernement de gauche ou critique des Etats-Unis pourrait se former. L'agence estime qu'elle est là pour 'sauvegarder la démocratie, non pour la pratiquer'.

    Il faut comprendre que la CIA, bien évidemment avec l'aide des services secrets domestiques, aurait tout les moyens d'influencer les élections, y inclut en Belgique. Il va de soi que les partis les plus dociles seront favorisés dans l'opération. Les gouvernements qui sont en suite formés, peuvent être contrôlé, et garantissent que l'ordre souhaitée est guardée intacte. L'idéologie qui se considère inhérent à l'altération des élections, et l'appareil exécutif qui sombre derrière, surgit surtout durant les administrations américaines républicaines, et plus spécifiquement celles sous Reagan-Bush (1981-1993). Ces administrations renforcent de façon très intense la  coopération avec les services de renseignements d'outre-mer et les remplissent graduellement d'une administration obéissante. De telle façon qu'on pourrait pratiquement considérer les services de renseignements domestiques comme indissociables des services de renseignements américains.

    Non seulement en Belgique - loin de là. C'est seulement en reconnaissant l'ambition torride des administrations-Bush de forcer chaque nation sur cette planète vers un gouvernement marionnette, qu'un coup d'état en Belgique guidé par les États-Unis est reconnaissable. C'est seulement en considérant que la CIA est un réseau international d'agents et politiciens, contrôlé par les services de renseignements domestiques, qu'on puisse comprendre comment une telle chose peut arriver en Belgique. Des opérations clandestines d'une telle envergure ne peuvent néanmoins réussir, suffisamment de recrutés ne peuvent être rassemblés, que si ces derniers sont absolument convaincus de servir une bonne cause. Le 18 mai 2003 en fût un exemple à succès. Ensemble avec la Sûreté d'Etat, la CIA a élaboré une stratégie de fraude électorale en Belgique.

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    Dédié à Hugo Gijsels (1950-2004), mort d'une crise cardiaque, seul à la maison, deux semaines après que je lui aie envoyé ce récit. Il est probable qu'il examinait l'objectivité des élections.

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    27-05-2006 om 00:00 geschreven door thomasdeflo  


    21-05-2006
    Klik hier om een link te hebben waarmee u dit artikel later terug kunt lezen.Terreur 'sous faux drapeau': de Gladio à l'Irak

    par Thomas Deflo, 21/05/2006, Anvers

    Dans l'art de guerre maritime, naviguer sous une autre drapeau était un moyen approuvé pour tromper l'ennemi. Des attaques portant un faux drapeau furent de telle sorte qu'ils semblaient venir d'un ennemi externe. (1) Les stratèges militaires du 20ième siècle repensent et raffinent davantage l'idée d'assumer les couleurs de l'ennemi. Dans des attaques clandestines, un ennemi est supposé avoir effectué le crime, ce qui ensuite donne la légitimité au gouvernement siégeant de partir en guerre contre cet ennemi. Une campagne de terreur 'sous faux drapeau' ouvre le chemin à la dominion géopolitique. A condition que la vérité ne se révèle pas...

    Sous gérance de l'OTAN, Gladio était un réseau secret européen qui, après la deuxième guerre mondiale, pratiquait de telles opérations false flag. Durant la Guerre Froide, ce réseau se spécialisait à porter la faute pour des attaques terroristes sur un ennemi communiste. Dévoué à cette stratégie dialectique, ces habitudes douteuses se reprennent une fois que le communisme était déjà bel et bien à genoux. Durant les années '80, des agents de la CIA organisaient de nouvelles campagnes terroristes à travers l'Europe semblant venir d' ennemis communistes. Ce qui donnait la légitimité aux Etats-Unis d'intervenir et de partir 'en guerre' contre chaque danger rouge persistant. Ce réseau était aussi nommé 'stay behind' et servait donc à démotiver des sympathies trop gauchères. A la fin des années '80 - en pleine crise des missiles - de tels actions resurgissent en Belgique. Par la terreur 'de gauche' (les CCC) et la violence 'sans sens' (les Tueurs du Brabant), le réseau Gladio tentait de pousser la population dans une direction de droite, plus pro-atlantique, et essayait précisément de concrétiser sur le territoire belge une défense nucléaire contre l'U.R.S.S.  Des opérations similaires tiennent place de la Turquie, passant par l'Italie, jusqu'en Allemagne. La stratégie 'sous faux drapeau' était considéré comme vice nécessaire pour arriver à convaincre les citoyens européens que la protection américaine était inconvertible.

    Lire plus dans mon article Les Tueurs du Brabant : le plus grand hit de la CIA.

    Selon cette doctrine des Etats-Unis, la perte de vie de dizaines jusqu'à des centaines de personnes dans ces attentats était légitime. L'exemple le plus démonstratif de cette stratégie fut l'attaque dans la gare de Bologne de 1980, une attaque qui exigeait 85 victimes et autant de familles traumatisés. Un groupe illustre d'extrême gauche était accusé de l'attaque, laquelle après d'amples investigations apparaissait avoir été perpétré par des néo-fascistes du réseau Gladio. Le but était de prévenir une plus grande popularité pour le parti communiste.

    Plusieurs régimes historiques pratiquent l'action terroriste orchestré par des agents qui se 'déguisent' en ennemi. Aujourd'hui, la bataille 'sous faux drapeau' est entièrement retourné en vogue. Dans un article 'Reporter' au sujet de Gladio (de Morgen, samedi 14 mai 2005), le journaliste Georges Timmerman conclut (ma traduction, ndla) : «sur l'avant-plan de la nouvelle guerre, cette fois contre le terrorisme musulman, l'histoire de Gladio reste spécialement instruisante et révélatrice.»(2)

    Après les communistes, il est clair que le monde islamiste est le nouvel ennemi de la droite américaine. Par ce que ces 'réalistes' néo-conservateurs, réactionnaires, sont convaincus de la menace de la culture Islam pour la culture occidentale, mais surtout par ce que les musulmans sont situés autour des sources d'énergie fossile, l'humanité doit arriver à comprendre que les musulmans forment un grand danger pour le monde libre.

    Il y a suffisamment d'indications que la stratégie-Gladio est ressorti du tiroir pour servir ce but. Durant les massacres perpétrés par des terroristes depuis 2001, de Bali à Londres, on constate des parallèles remarquables avec la terreur 'sous faux drapeau' des années '80. Dans les deux périodes, les services de renseignement fonctionnent comme déclencheurs ou sinon exécuteurs du terrorisme.

    L'explosion en 2002 dans une discothèque sur l'île de Bali, chiffrant presque 200 victimes, était supposé venir du groupe Jemaah Islamiah. L'inspirateur de ce groupe est Riduan Isamuddin, un personnage financé par la CIA -- comme l'était ben Laden -- durant le combat-mujaheddin contre l'occupation russe en Afganistan. Depuis lors, les leaders de ce groupe Jemaah Islamiah cultivent des relations proches avec les services de renseignements indonésiens, qui, quand à eux, selon un rapport du commando militaire indonésien, maintiennent des liaisons fortes avec la CIA. (3)

    Mai 2003. Plus d'indications d'opérations similaires 'sous faux drapeau' nous sont offerts par l'attentat à Davao, sur les Philippines. La série d'attaques est attribué au Front Moro de Libération Islamiste. Au sein de l'armée philippine, par contre, des 'insiders' rebellent, une mutinerie s'ensuit, et des soldats de bonne volonté déclarent que l'armée officielle et les services de renseignements américains étaient impliqués dans l'attentat, ainsi que dans des bombardements sur des infrastructures philippines.(4)
    Les suspicions sont alimentés par un étrange incident l'année précédente, le 16 mai 2002, quand Michael Meiring, un citoyen américain, fait détonner des explosifs dans sa chambre d'hôtel, se blessant gravement aux deux jambes. Avant d'avoir bel et bien récupéré à l'hôpital, Meiring est enlevé par deux hommes s'identifiant comme des agents-FBI, et transporté aux Etats-Unis. A Davao, on attend toujours son extradition. (5)

    Qui ne se rappelle pas de la terreur sur les trains à Madrid, l'onze Mars 2003, exigeant presque 200 morts ? Le cerveau derrière l'attentat se révélait travailler indirectement pour les services de sécurité espagnols.(6) Le 3 avril, suite à une perquisition chez eux, les présumés complices -- quelques Marocains et Tunisiens -- se feraient auto-exploser. Cependant, trois Marocains arrêtés sont ensuite relâchés faute de preuves.(7)
     
    Les opérations 'sous faux drapeau' sont toujours précédé par une période d'infiltration et d'excitation. En pratique, cela signifie que les groupes musulmans fondamentalistes sont infiltrés, voir commandés par des agents provocateurs-- des agents clandestins posant comme fondamentalistes mais qui, par des arrières-portes, sont sur les liste de rémunération américaines, britanniques ou israéliennes. Ces agents servent comme attrape-mouches pour recruter des sympathisants terroristes et pousser ces derniers à commettre des attentats. Dans le cas échéant où il se poserait un manque de candidats, des agents organisent eux-mêmes les massacres et font en sorte que les traces mènent aux recrutes.

    L'exemple le plus récent fut donné pendant les attentats à Londres, le 7 juillet 2005. Rashid Aswat, le cerveau présumé de la terreur, sera démasqué comme informateur des services secrets britanniques MI-6. Le clerc al-Masri, recruteur de fondamentalistes dans des mosquées londoniennes, fonctionnait pendant des années comme atout de l'OTAN dans la guerre contre les Serbes. Il avait déclaré lui-même avoir eu des rencontres régulières avec l'MI-6. (8) (9) (10)

    Depuis l'onze septembre, bien-sûr, la terreur qui s'ensuit sert comme moyen pour contrôler des territoires riches en pétrole et gaz naturel. Suite aux attentats à New York, des troupes américaines furent immédiatement installés de l'Afganistan passant par l' Uzbékistan jusqu'en Indonésie. L' Irak, par excellence, donne lieu à une même stratégie de tension, maintenue de plein sang-froid. Un foyer développant de terroristes est exactement ce que les néoconservateurs américains souhaitent. Afin d'attirer davantage des candidats-terroristes, l'Irak est le lieu par excellence où des agents, sous guise de terrorisme islamiste, mettent en place des actions 'sous faux drapeaux'.(11) Le cas Musab al-Zarqawi est démonstratif: al-Zarqawi, comme Riduan Isamuddin et Osama bin Laden, était jihadiste contre l'U.R.S.S. en Afganistan et donc mercenaire pour les Etats-Unis. (12)

    Les soi-disant rebelles en Irak, un ramassis de mercénaires sortant des vieilles milices Ba’ath, sont encouragé à mener des combats style guerilla avec les troupes américaines. Ces milices irréguliers, toutefois, se font justement armés par l’armée américaine.(13) La même tactique dialectique est reconnaissable : par des attaques rebelles, des tensions démographiques sont créés et l’armée américaine peut intervenir dans ces territoires où le fondamentalisme chi’ite risque de gagner trop en popularité.

    Organiser des attentats 'sous faux drapeau' est une tromperie vieille comme le monde, mais depuis la deuxième partie du 20ième siècle nos services de renseignements la pratiquent avec beaucoup d'ampleur. Cette stratégie offre la possibilité de mettre en garde le peuple contre un certain danger, et ainsi de lui faire exiger une protection nécessaire. Les services de renseignements, qui s'apprètent à l'offrir, s'inquiètent constamment de leur propre utilité dans un monde paisible. Cette arrière-pensée subsiste spécialement chez ces éléments extrémistes qui occupent nos services de renseignements depuis l'an 2001. Ceux-ci préfèrent avoir des ennemis, et vont loin, très loin, pour nous persuader de certaines menaces.
    La question est si tout ce sang versé en valait la peine. Le citoyen moderne, émancipé, est mieux informé qu'au siècle dernier; il voit à travers la surface. On peut aussi se demander si les publics occidentaux sont en effet prêts à rentrer dans la logique 'oeil pour oeil dent pour dent' des services de renseignements, ou à diaboliser une entière culture... jusqu'à approuver des opérations militaires génocidaires. Finalement, la tradition piratesque du false flag est probablement archaïque. Même du point de vue de la CIA, MI-6 et Mossad, on devrait oser douter l'efficacité d'un tel carnage. Comme méthode de noircir la culture islamique, le succès d'un simple cartoon, par exemple, fait pâlir l'incessante campagne de bombes terroristes. Ce devrait faire songer les complices à tous ces meurtres.

    La question finale: pourquoi invente-t-on de telles stratégies cruelles ? Après les attentats du onze septembre, Philip Agee, ex-agent de la CIA, le formule ainsi (ma traduction, ndla) : « Dès la création de la CIA, celle-ci était utilisée à intervenir secrètement dans les affaires internes des autres pays. Quasiment aucune nation était exclue. (...) Il y avait un besoin de contrôle. La politique américaine secrète consiste à ne laisser rien au hasard, voir : à la volonté du peuple, dans n’importe quel pays. Le pays doit être instruit, doit être guidé de telle façon qu’il devient soumis au contrôle américain. Contrôle est le mot-clef. Rien ne se faisait par altruisme ou par idéalisme. »(14)


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    (1)
    Wikipedia, false flag.
    (2) Georges Timmerman, Het Spiegelpaleis van de Gladiatoren, De Morgen, 14 mai 2005. (PDF)
    (3) Michel Chossudovsky, Who was behind the Bali 2002 bomb attack?, Global Research, 14 octobre 2005.
    (4) Naomi Klein, Les soldats rebelles de Manille, Nologo, 13 août 2003.
    (5) Operatie Greenbase: Strategie van de Spanning (1), Kleintje Muurkrant, 13 octobre 2004 & Operatie Greenbase: Strategie van de Spanning (2), Kleintje Muurkrant, 18 octobre 2004.
    (6) Michel Chossudovsky, Madrid 3/11 train bombing suspects linked to Spanish Security Services, Global Research, 20 juin 2004.
    (7) Kurt Nimmo, Madrid bombings: no 'al Qaeda' involvement, 10 mars 2006.
    (8) Britain recruited terrorists, Meacher claims, Asian News, 30 septembre 2005.
    (9) Michael Meacher, Britain now faces its own blowback, The Guardian, 10 septembre 2005.
    (10) Michel Chossudovsky, London 7/7 Terror Suspect Linked to British Intelligence?, Global Research, 1 août 2005.
    (11) Frank Morales, The provocateur state: is the CIA behind the Iraqi insurgents -- and global terrorism?, Global Research, 10 mai 2005.
    (12) Michel Chossudovsky, Who was Abu Musab al Zarqawi?, Online Journal, 12 juin 2006.
    (13)
    Syed Saleem Shahzad, US fights back against 'rule by clerics', Asia Times Online, 15 février 2005.
    (14) Philip Agee, USA & International Terrorism, 24 septembre 2001.

    21-05-2006 om 00:00 geschreven door thomasdeflo  


    16-05-2006
    Klik hier om een link te hebben waarmee u dit artikel later terug kunt lezen.Tueurs du Brabant: le plus grand hit de la CIA

    par Thomas Deflo, 16/05/2006, Anvers

    Sources

    O r i g i n e

    Après la deuxième guerre mondiale, la CIA (Central Intelligence Agency) activait des groupes soi-nommé 'stay behind', qui, sous l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique nord), devaient sauvegarder l'influence américaine en Europe, et contrer des groupes communistes/de gauches au cas où ceux-ci gagneraient trop de popularité. Ainsi, la dominion américaine sur le podium mondial -- après la victoire sur les Allemands, et surtout contre l'influence de la Russie -- devait rester intact. Ces groupes 'stay behind' furent construits au nord dans les pays scandinaves; au midi en Italie ; et, considérant son role pivotant, la Belgique ne pouvait pas manquer à l'appel. Ils était baptisés sous le mot italien 'Gladio' ou 'épée', un symbole fasciste classique.

    Peux dans le gouvernement belge étaient au courant de l'existence des réseaux Gladio. Et le secret était absolu. Premier Ministre Wilfried Martens à une conférence de presse le 9/10/1990 : « Je suis premier ministre depuis onze ans, mais je ne savais absolument rien de l'existence dans notre pays d'un tel réseau secret. » Le Ministre de Défense Guy Coëme y ajoute : « Bien sur, il est anormal que je n'était pas informé sur ce réseau durant ma mise en fonction. La Guerre Froide est depuis longtemps derrière nous, et les événements récents dans les pays de l'Est indiquent clairement qu'un tel réseau est totalement dépassé. C'est un anachronisme qu'il vaudrait mieux abolir. » Le membre du parlement Hugo Van Dienderen a des suspicions: « Ce réseau secret faisait plus que se préparer pour une guerre contre une menace communiste. (...) Des agents essayaient d'infiltrer les mouvement de la paix. Certains groupes américains cherchaient à les contacter. (...) Un ancien directeur de la CIA ne laissait pas de doute que leurs services de renseignements étaient à la base de ces réseaux. » En effet, ceci fut admis par William Colby, ancien directeur de la CIA, dans son autobiographie. Durant la même période, l'existence d'un groupe-Gladio était reconnu par le chef d'état italien Giulio Andreotti. Celui-ci admet que de tels opérations étaient maintenu par des services militaires de l'OTAN, et que ces groupes se faisaient financer par la CIA.

     

    S t r a t é g i e

    A travers les résultats pratiques des réseaux-Gladio coule une longue trace de sang inutile, qui possède une légitimité que dans le regard aliéné et cruel des services secrets américains. Dans un rapport des services secrets italiens on lisait : « La réaction se base sur deux méthodes parallèles : l'action psychologique et le terrorisme. Une telle réaction se fait définir comme la guerre contra-révolutionnaire. » En d'autres mots : gardez la population divisée, dans la peur et incertaine, pour qu'ensuite elle puisse apprécier la nécessité d'une dominion par les services de renseignements, et que l'appareil d'Etat abandonnerait volontairement sa souveraineté à ces services.

    En 1968, dans le capo Marrargiu en Sardine, une base de l'OTAN servira à l'entraînement des premiers groupes anti-communistes. Ils sont instruits dans la propagande, la désinformation, les techniques de guérilla et des actes de sabotage. La signature de la CIA est claire. Les murs des salles d'entraînement affichent le slogan 'Je sers la liberté en silence'. On estime qu'en six ans de temps pas moins de 4000 agents européens compléteront leur stage dans ce camp. Plus tard, la commission rogatoire italienne sur le terrorisme reconnaîtra l'existence de la base. Un document de 1970 resurgit du ministère de défense américain, signé par le général Westmoreland, chef de l'armée américaine, qui décrit précisément la stratégie de l'OTAN en Europe. Par le moyen des services secrets, elle tenait à mettre en place des activités  par l'extrême-gauche ainsi que par l'extrême-droite, afin de faire croire à l'opinion publique que l'idéologie communiste ne pouvait être freinée que par des moyens militaires américaines. Le document contient les recommandations suivantes : « Dans nombreux pays les supérieurs ont la mentalité conservatrice, par leur descendance familiale ou par leur éducation. Ceci leurs rend susceptible à la doctrine anti-révolutionnaire. Les services secrets de l'armée américaine doivent posséder les moyens de démarrer des opérations spéciales qui convainquent le gouvernement et l'opinion publique de la nécessité de réagir. Ils doivent essayer d'infiltrer des milieux révolutionnaires et ensemble mettre en place des actions spéciales. » La paranoïa des américains est tangible ; au cas où les gouvernements européens manquent de reconnaître le danger communiste, « les groupes doivent passer à l'action, violente ou pas, dépendent du cas.» A la fin on peut lire: « Si l'infiltration des cercles révolutionnaires ne réussit pas, la manipulation d'organisations d'extrême-gauche peut tout-de-même aider à réaliser le but. » 

    L'année 1969 donnera l'exemple parfait de la terreur qui allait envelopper la Belgique. Au cours de l'année, l'Italie fut terrorisée par 145 attentats. Des innocents perdent la vie en masse. Pendant des années, la SID (Servizio Informazione Difesa), en essayant de résoudre les crimes, poursuit en vain la piste de rebelles de gauches ou anarchiques. Finalement, les chercheurs poursuivent la piste d'extrême droite, ce qui en 1974 mène à des inculpations à l'adresse du directeur de la Sûreté même, le général Miceli.

    En suite -- suivant ce même scénario américain -- commencera l'épisode sanglante de terreur d'extrême gauche sous le nom des Brigades Rouges (un terme tout aussi stéréotype que les 'Cellules Communistes Combattantes'). Leur assassinat politique d'Aldo Moro, un homme de conviction progressiste, est étonnant. Certains juges suspectent ouvertement l'implication de la sécurité d'état italienne dans les attaques. En suite, lors des attentats de bombes, on constate que les explosifs utilisés n'existent que dans les cercles militaires. Ceci est confirmé par des 'insiders' avec des remords. Dans une interview en Mars 2001 dans le journal britannique The Guardian, le général Maletti, chef de contre-espionnage italienne de 1971 à 1975, ne laisse aucun doute :

    ["US intelligence services instigated and abetted rightwing terrorism in Italy during the 1970s, a former Italian secret service general has claimed. The allegation was made by General Gianadelio Maletti, a former head of military counter-intelligence, at the trial last week of rightwing extremists accused of killing 16 people in the bombing of a Milan bank in 1969 - the first time such a charge has been made in a court of law by a senior Italian intelligence figure. Gen Maletti, comannder of the counter-intelligence section of the military intelligence service from 1971 to 1975, said his men had discovered that a rightwing terrorist cell in the Venice region had been supplied with military explosives from Germany.

    "Those explosives may have been obtained with the help of members of the US intelligence community, an indication that the Americans had gone beyond the infiltration and monitoring of extremist groups to instigating acts of violence," he said. "The CIA, following the directives of its government, wanted to create an Italian nationalism capable of halting what it saw as a slide to the left and, for this purpose, it may have made use of rightwing terrorism," Gen. Maletti told the Milan court. "I believe this is what happened in other countries as well." Gen. Maletti's role at the heart of the complex intrigues makes him an illuminating witness. "Italy must clarify the mysteries of that time if it is to recover its national dignity and sovereignty," he said. "Among the larger western European countries, Italy has been dealt with as a sort of protectorate. I am ashamed to think that we are still subject to special supervision."]

     Bref, la vague de terreur qui enveloppe l'Italie suit parfaitement le scénario-Gladio. Qu'il existe un lien entre la terreur italienne et la CIA, comme le général Marcelli indique, était déjà connu auparavant. En 1976 a eu lieu aux Etats-Unis une commission rogatoire dirigé par le sénateur Pike. On peut lire dans leur récits que l'ambassade américaine à Rome avait payé un haut fonctionnaire des services secrets italiens, pour qu'un groupe d'extrême droite puisse détrôner le gouvernement et le remplacer par un régime plus favorable. En 1983, les services de renseignements italiens publient une étude sur le trafic d'armes international. On peut y lire qu'en 1969, avec l'accord d'Alexander Haig et Henri Kissinger (à ce moment chef-adjoint et président du Conseil de Sécurité Nationale), la Sûreté d'Etat italienne avait recruté quatre cents officiers militaires au sein de l'ainsi-nommé loge-P2. Ceci sera confirmé plus tard par Richard Brennecke, un ex-agent de la CIA, dans une interview télévisée. L'ex-agent sait de quoi il parle,  puisqu'il opérait au sein du réseau Gladio même comme transporteur d'armes. Brennecke déclare que le gouvernement américain dépensait mensuellement pas moins que $10 million à cette opération. « On a utilisé la loge durant les années '70 (...) afin de faire éclater le terrorisme en Italie, et dans d'autres pays. Cette loge est toujours active. » dit Brennecke à la commission.

    En 1980, un attentat dans la gare de Bologne fait 85 morts. L'équipe d'investigation sur l'attentat ne formule sa conclusion qu'en 1986, après des années de sabotage par la Sûreté d'Etat italienne : qu'une structure privée existe en Italie composé de militaires et de citoyens collaborant, avec comme but d'influencer la démocratie par des moyens non-démocratiques. Pour atteindre ce but, le groupe se sert des attentats organisés par des mouvements néo-fascistes. « Il constitue une forme de gouvernement invisible, dans lequel la loge-P2, certains niveaux des services secrets, le crime organisé et le terrorisme sont intimement connecté, » concluent les juges. Des investigations suivantes arrivent à une conclusion similaire : « Pendant des années, un groupe clandestin, avec des connections extra-institutionnelles, a opéré dans notre pays avec comme but le conditionnement politique de la démocratie, et l'acquisition du pouvoir personnel. Afin de réaliser ses buts, ce groupe utilisait le terrorisme.»

     

    B e l g i q u e

    Le 16 août 1983, la police de la commune de Forêt intervient dans une querelle entre un certain Marcel Barbier et son frère. Barbier menace des citoyens avec un fusil - un fait peu commun dans la capitale belge. Pendant l'investigation, les agents de police, après avoir arrêté Barbier, entrent et font une découverte étonnante dans son domicile rue de Parme: les agents tombent sur un sac contenant des dizaines de messages-télex 'OTAN' et 'confidentiel', venant du centre de commande de l'OTAN à Evère. Ce qui aurait du être une visite routine mènera à la découverte d'un des indicateurs les plus remarquables que les Tueurs de Brabant recevaient leurs ordres des cercles des services de renseignements américains. Le lendemain, sous pression policière, Barbier admettait être membre du Front de la Jeunesse, une milice notoire avec des convictions profondément néo-nazi et des activités paramilitaires. Barbier admettait faire parti d'un réseau de pouvoir international, duquel il refusait de divulguer le nom. Il parait probable qu'il fait allusion à l'OTAN ou la CIA, les deux géants organisateurs impliqués dans la stratégie-Gladio. Marcel Barbier faisait parti du groupe Westland New Post, une organisation de conviction fasciste créé par Paul Latinus et Christian Smets - deux agents importants de la Sûreté d'Etat. Latinus (qui en 1981 s'était couronné maréchal de la WNP) avait, sous les ordres de la Sûreté d'Etat, souvent infiltré des mouvements de gauche pacifistes, et Christian Smets (qui tenait le rang de colonel du WNP) était commissaire à la Sûreté d'Etat. Tous les deux sont largement impliqué dans le dossier des Tueurs de Brabant et de la CCC. A Forêt, Barbier admettait tout-cela pendant son arrestation, au matin suivant l'épisode gênant avec son frère.

    Que la Sûreté d'Etat est impliqué dans l'organisation des attentats meurtriers des Tueurs de Brabant laisse peu de doute. Quand Jean Bultot, soupçonné membre des tueurs, fut questionné dans son refuge au Paraguay, il précise que certains des Tueurs faisaient parti de la Sûreté d'Etat. Il ajoute, tan dis que personne ne lui l'avait demandé, que les activités de la CCC avaient suivi une même formule. Après son retour en Belgique il était moins bavard et révoquait vite ses déclarations. Robert Beijer -- un membre possible des Tueurs -- sous pression des investigateurs, fera des déclarations similaires. Il disait littéralement : « Il doit exister une sorte d'organisation entre des membres de la Sûreté d'Etat, la gendarmerie et les parquets. A mon avis, les attentats de la CCC font parti d'un même plan. Un des endroits cachés de la CCC était loué par un frère d'un membre de la Sûreté d'Etat. »

    Que la CIA essaye traditionnellement d'incorporer des services de renseignements étrangères sous son aile, est un secret bien gardé. Qu'elle sème la terreur ensuite devient de plus en plus évident. Partout au monde, ceci menait à une vague incroyable d'opérations sanglantes en Amérique Latine, Asie, Afrique mais aussi en Europe. La Sûreté d'Etat belge accusait systématiquement l'extrême gauche des actes de terreur en Belgique, tan dis qu'il est clair qu'elle-même était impliquée. En 1985, malgré des protestations jamais-vus par l'opinion publique, des missiles nucléaires de l'OTAN se font installer sur le territoire belge. La terreur politique avait finalement atteint son but.

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    Dédié aux journalistes Sergio Carozzo (1959-2004) et Hugo Gijsels (1950-2004). Ils enquêtaient le thème ci-dessus, ainsi que d'autres dossiers liés aux services de renseignement. Tous les deux meurent en 2004 suite à une soudaine crise cardiaque. Tous les deux étaient seul à la maison.

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    16-05-2006 om 00:00 geschreven door thomasdeflo  




    Deflo Thomas
    Philosophe Licencié
    (VUB, 1996)

    Dédié
    à tous les victimes
    de terreur politique

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