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    04-09-2011
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    PEPLUM-PEDAGOGIE

    Les péplums et Hollywood, que d’histoires !

    par Nicolas Smaghue

    Les films de cinéma ou de télévision, et plus récemment les documentaires fictions, façonnent en partie la représentation que l’on se fait des sociétés du passé. Cette place qu’ils occupent dans la transmission du savoir historique mérite d’être questionnée à plusieurs titres. Les images filmées jouent tout d’abord un rôle dans la construction de l’imaginaire de chacun. Ensuite, depuis les années 1970, les historiens sont régulièrement sollicités par les réalisateurs ou les maisons de production pour en être les conseillers. Le cinéma hollywoodien a mêlé avec plus ou moins de réussite le religieux et le politique au travers des innombrables péplums qu’il a produit dans les années 1950 et 1960. Le péplum est par définition un film se situant dans l’Antiquité. Il en existe plus de mille : de l’épique au tragique, de l’aventure à l’horreur, du pastiche à la « fantasy »... Leurs sujets sont empruntés à des épisodes réels ou imaginaires, d’une antiquité historique aussi bien que pseudo historique. A bien des égards il est un document d’histoire, et ceci à double titre : d’une part pour la période qu’il relate et d’autre part pour la période dans laquelle il a été réalisé. Petite visite guidée dans le monde qui décline l’histoire au pluriel...

    Un spectacle grandiose, mais pas seulement

    Les péplums sont d’abord et avant tout de véritables spectacles populaires (Quo Vadis, Cléopatre, Gladiator peuvent en témoigner). Le péplum est en effet synonyme de grand spectacle : décors grandioses, multitude de figurants, musique pompeuse et plus récemment une violence très sanguinaire (Gladiator). Ils sont là pour nous éblouir plus que pour nous donner une leçon d’histoire ! Il s’agit donc moins de juger de leur historicité (même si le professeur doit en avoir fait l’analyse) que de laisser les péplums nous entraîner dans cette sorte de western à l’antique. En effet les codes sont similaires, même s’il existe une grande diversité de péplums, ceux-ci traitent souvent des mêmes événements (le supplice des Chrétiens), des mêmes empereurs (Caligula, Néron, Commode..). Il reste que démêler la vraisemblance historique de l’imaginaire peut être une bonne piste pour une exploitation pédagogique. Les péplums permettent alors de raconter une histoire pour mieux comprendre l’histoire. La difficulté pour l’enseignant est alors de conduire les deux objectifs sans surcharger la séquence de cours.

    Les décors sont un bon cas d’école. L’adaptation des péplums à l’écran permet toutes les dérives puisque la reconstitution part souvent de zéro. C’est une particularité pour le moins originale de ces films de voir le monde romain comme un tout qui n’a pas évolué en 1200 ans [

    1] ! Les cinéastes repèrent en effet dans l’histoire de l’Antiquité toute une série de scénarios faits pour le cinéma, mais ne se soucient pas souvent de la chronologie. Les textes des historiens latins, de la mythologie et surtout ceux de la Bible offrent « des possibilités innombrables de scénarios passionnants » (Ricardo Freda), mais aussi des situations variées pouvant être mises en spectacle (les guerres, les combats de gladiateurs, les entrées triomphales...). On s’autorise alors des libertés avec l’histoire. Mais des spécialistes sont convoqués pour les costumes, les décors, les paysages et cela donne aux réalisateurs la conviction de quasiment reconstituer les images de l’Antiquité. Ces films peuvent être de véritables et excellentes reconstructions. Pour son film Alexandre(2005), Oliver Stone a été plébiscité par la critique pour la qualité de ses reconstructions, son respect de l’histoire : Alexandre équipé comme les Romains l’ont dessiné sur la mosaïque pompéienne de la bataille d’Issos (visible au Musée de Naples)... « Un film historique qui respecte l’histoire » pour reprendre les propos de Lucien Jerphagnon [2]… Comparé à Alexandre de Robert Rossen, lui aussi un modèle du genre, les effets visuels sont supérieurs.

    Les reconstructions plus ou moins historiques du réalisateur peuvent être le miroir de la société et de l’époque à laquelle il appartient. Ce n’est plus tout à fait alors un simple spectacle. Cela dépasse la période historique censée être représentée. Le film Quo vadis? (1951) qui dénonce à la fois la cruauté d’un empereur romain et le système totalitaire est aussi une dénonciation de l’URSS de Staline, dans le contexte de la Guerre Froide. Pour reprendre Marc Ferro, il convient sans doute d’approcher les films historiques avec méthode : critique méthodique (interne et externe) du document filmique, analyse du discours sur l’histoire, recherche de l’impact du film sur la société dont il est le produit. On peut alors distinguer les cinéastes qui se servent de l’Histoire pour les besoins de l’intrigue et du spectacle, sans avoir le souci d’éclairer le passé par une approche personnelle, de ceux qui tiennent un véritable discours historique. On comprend ici l’intérêt d’une critique historique du péplum : rechercher d’une part l’idéologie qui le sous tend et d’autre part le rapport qu’il entretient à l’Histoire. Si le genre du péplum a longtemps été jugé mineur, n’ayant vocation ni pédagogique ni artistique, il peut néanmoins être considéré comme ayant une capacité à évoquer le passé qu’il est censé représenter et celui du contexte de l’époque du réalisateur. C’est dans ce sens que l’on peut le mettre en rapport avec l’étude des idéologies.

    Regards croisés sur quelques péplums au service d’une l’idéologie et de la religion aux États-Unis

    Faire un film sur l’Antiquité a permis et permet encore d’exprimer certains points de vue sans avoir à supporter la censure. Selon Natacha Aubert [

    3] , on a souvent voulu voir dans le péplum des années 50-60 « un contre coup à la guerre froide ». Les films, nombreux au demeurant, dans lesquels le héros lutte contre un tyran pour sauver un peuple écrasé ou, comme dans Spartacus (1960), une révolte d’esclaves ou de gladiateurs se lève contre l’oppression, permettent de militer en faveur de la lutte des classes sous couvert de faits historiques. Ils sont tellement éloignés du monde contemporain qu’ils ne constituent pas une menace, du moins à priori. Spartacus, produit et joué par Kirk Douglas, a été réalisé au moment le plus intense de « la chasse aux sorcières » aux Etats-Unis et cela n’est pas sans conséquences. Il s’agit certes de films où l’auteur du scénario prend de grandes libertés car il élabore une oeuvre de fiction. Pour cette raison, ces documents sont à exclure de prime abord de toute utilisation pédagogique. Il faut malgré tout creuser la critique et montrer aux élèves, comme le souligne Jean-Dominique Brignoli [4] , les contresens fâcheux d’une vision moderne et typiquement américaine sur la politique appliquée à Rome. Dans Ben Hur [5] de William Wyler (1959), la vision cinématographique des Romains est marquée par le contexte historique des années 50 : on y fait clairement référence à l’affrontement entre le « camp de la liberté » et le « système totalitaire » soviétique et par certains côtés à l’occupation allemande. Rome est un pouvoir oppressif incarné essentiellement dans les figures de Messala (le méchant à l’origine de tous les maux de la famille Hur) ou, avec plus de nuances, dans celle de Ponce Pilate. L’empereur Marc-Aurèle, dans Gladiator de Ridley Scott (2000), donne l’image d’un empereur philosophe, tolérant, et ne voulant que le bien de son peuple dans le cadre de la République qu’il faut rétablir. Cependant la République romaine a été plutôt élitiste et noyautée par quelques grandes familles alors que le régime impérial a été plus participatif et méritocratique. Ensuite, certaines scènes représentant Rome sont troublantes (notamment à l’arrivée du fils indigne, Commode), car elles rappellent les cérémonies nazies de Nuremberg et témoignent avec force de l’assimilation américaine de Rome à un régime fascisant où le pouvoir écrase le peuple : l’alignement des rangs de soldats qui s’étend à perte de vue, l’architecture de Rome qui ressemble aux maquettes du grand Berlin rêvé par Hitler, ou encore la coloration sépia de l’image qui accentue cette vision. Les reconstitutions froides et déshumanisées de Rome opposent ainsi un monde corrompu et sans âme, le régime impérial, à un monde vertueux, celui de la République, incarné par Marc Aurèle et le héros Maximus.

    Le cinéma américain est aussi le miroir des influences religieuses et de la référence à Dieu. Les péplums n’échappent pas à la règle, ils font largement appel à la morale religieuse et chrétienne en particulier. Selon François Monnanteuil [6], la référence à Dieu est depuis les origines un facteur d’unité pour une société américaine marquée par sa diversité. Le puritanisme a été le ciment de la société par son souci de vivre en conformité avec la volonté divine. Le code Hays en est un exemple [7]. Celui-ci doit permettre d’éviter toute déviation, toute atteinte à l’ordre établi (religieux, social, moral...), sauf si on le justifie par un scénario qui le rend indispensable. Dans toute la mesure du possible, la déviation devait être suggérée plutôt que montrée de façon explicite. Si la déviation est néanmoins montrée, elle doit l’être d’une façon qui ne la rende pas séduisante ou excitante, en particulier pour le jeune spectateur. Ainsi difficile d’entrevoir un nombril dans de nombreux péplums des années 1950-60 ! L’ordre établi et ses institutions ne doivent pas faire l’objet non plus d’un traitement qui les ridiculisent, qui leur fassent perdre leur dignité [8]. Ce code sera cependant régulièrement violé par les cinéastes à partir de 1950. Les cinéastes se livrent lieu souvent dans ce contexte à de véritables morceaux de bravoure quand ils tentent de respecter l’authenticité archéologique tout en respectant la loi (deux faits parfois contradictoires). Ainsi en matière de religion par exemple, on ne doit jamais ridiculiser un dogme, une foi religieuse. Un prêtre ne peut être présenté ni comme un personnage comique ni comme un « vilain ». Dans Quo Vadis de Mervyn Le Roy (1951), l’apôtre Paul est malmené par le général romain Marcus Vinicius qui ne comprend pas le sens du mot « rabbin ». Cette scène discrédite Vinicius aux yeux du spectateur qui ne peut que déplorer l’intolérance de ce romain. Marcus va apprendre à connaître les Chrétiens grâce à Lygia, une esclave convertie, dont il tombe amoureux. Evidemment il se convertit... Là encore, la vision américaine de Rome, intolérante, est bien partiale. C’est oublier que que les Romains intégraient les croyances étrangères à leur propre culte, le tout dans une vaste communauté politique romaine. Néron dans Quo Vadis est présenté comme le mal absolu, le matricide et le mauvais Romain car il a la faiblesse de s’intéresser plus aux plaisirs et aux arts qu’à la gestion de l’Etat. Il prend aussi les premières « mesures » antichrétiennes au moment de l’incendie de Rome en 64 ap. J-C (les lois néroniennes) qui semblent être selon les historiens de simples mesures de police. Il est aussi celui qui martyrisa Pierre et Paul. Il est donc toujours présenté, dans le péplum, comme l’Antéchrist (tradition ésotérique du Moyen-Âge). L’image de Néron, au demeurant amusante et somme toute iconoclaste grâce à la composition de Peter Ustinov, est autant marquée par le contexte de la Guerre Froide (Staline) que par la "martyrologie" chrétienne. Deux civilisations s’affrontent : l’ordre romain présenté comme totalitaire et le christianisme, ce qui fait référence à l’affrontement Est-Ouest. On approche ici la mystique d’un film qui donne à voir un empereur véritable allégorie du mal absolu. Dans Les dix commandementsde Cécil B. De Mille (1956), Charlton Heston incarne à la fois l’homme athlétique, héros très américain, mais aussi le guide du peuple élu (consciemment ou inconsciemment assimilé aux Américains) qui résiste à l’oppression égyptienne. Les arrières pensées idéologiques et même mystiques, une nouvelle fois, sont évidentes.

    Utiliser le péplum en classe, quelques pistes

    Les péplums sont des films que le professeur peut utiliser concernant l’antiquité qui est abordée dans les programmes : le fait religieux (l’exemple des Hébreux), les cadres principaux des institutions politiques de l’Antiquité (l’exemple de Rome) sont au cœur des programmes de collège et lycée. Le versant de l’idéologique, des pratiques culturelles, ou encore des systèmes de valeurs et de normes constituent un autre axe d’exploitation de ces films dans un cadre pédagogique.

    Former des élèves d’âge mûr (au lycée) à un regard critique est une occasion d’utiliser ces productions qui évoquent doublement le passé : d’une part l’antiquité, d’autre part l’époque à laquelle ces films ont été produits. Une partie du corps de valeurs dont se nourrit le modèle américain est visible dans le film Quo Vadis. Dans les premières minutes du film, où le consul est de retour avec sa légion à Rome, la voix off donne une lecture véritablement caricaturale de l’Empire romain, mais bien manichéenne du monde. Le péplum est au service d’une idéologie... Toujours sur la thématique des affrontements idéologiques, la scène de l’entrée « triomphale » de Commode à Rome dans le Gladiator de Ridley Scott (2000) est tout aussi caricaturale et idéologique. Il n’est sans doute pas inutile à ce titre de montrer l’assimilation de Rome à un pouvoir fasciste où le pouvoir écrase le peuple… Les Etats-Unis seraient le seul rempart ? Le seul pays apte à défendre la liberté dans le monde ? Les dix commandements de Cecil B. De Mille (1956) peuvent aussi renforcer l’idée qu’à travers ce film, les américains s’identifient au peuple élu.

    Sur la naissance et la diffusion du christianisme, les péplums sont utiles. Quo Vadispermet une entrée par l’expansion du christianisme à travers les voyages de Paul de Tarse. Même si certains critiques jugent ce péplum « accablant » [

    9], il détient finalement certaines vertus pédagogiques que le professeur d’histoire pourra utiliser. L’essentiel, ou presque, de ce qu’un élève du secondaire a besoin de comprendre est contenu dans le film : les méthodes, les lieux, les hommes de la diffusion du message du christ, la conversion progressive des Romains, quelques scènes où on assiste aux rassemblements des premières communautés chrétiennes. Celles-ci se réunissent dans des lieux assez informels (les catacombes par exemple) qui témoignent d’une Eglise qui se construit.

    Des films à visionner avec précautions

    La collusion entre politique et religion (et même la mystique du pouvoir, sa représentation) dans les péplums du cinéma américain passé et actuel a de quoi nous aider à conduire de nombreuses leçons. Les films les plus actuels se revendiquent comme étant plus proches de la réalité historique. Pourtant cela n’évite pas les dérives cinématographiques tel Gladiatorqui donne à voir de graves contresens historiques, eux-même soupçonnables de partis pris idéologiques. Une autre production de Ridley Scott, Kingdom of Heaven, qui sans être un péplum, tend aussi à délivrer un message de paix (« made in USA ») à destination de ceux qui semblent aujourd’hui se replonger au temps des croisades, confirme s’il en était besoin tous les bienfaits comme les travers d’Hollywood. Capable de proposer des reconstitutions et des décors extraordinaires, les productions tendent à proposer presque essentiellement des produits formatés et rentables, conformes à l’idée que l’Amérique se fait du monde. Il est finalement assez paradoxal d’observer qu’à notre époque, alors même que la censure est officiellement plus légère que dans les années 50, les films produits sont de plus en plus conformes… C’est pourtant l’ensemble de ces contradictions qui font des péplums un objet d’étude privilégié mais encore peu exploité.

    1] Michel Eloy, Rome, in Claude Aziza (dir.), Le péplum : L’antiquité au cinéma, coéd. Corlet-Télérama, CinémAction, n° 89, 4e trim. 1998, pages 56 à 62.

    2] Alexandre : quel péplum ! , Le Nouvel observateur, http://artsetspectacles.nouvelobs.c.... Lucien Jerphagnon est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur les mondes et les philosophies antiques.

    [3] Natacha Aubert, doctorante spécialiste de la représentation de l’Antiquité dans le cinéma, Université de Neuchâtel.

    [4] Jean-Dominique Brignoli, Le Visage de Rome au cinéma, la ville de tous les fantasmes cinématographiques, Histoire antique, hors-série 8, Décembre-Février 2005.

    [5] Ben Hur, roman écrit par Lewis Wallace en 1898 est déjà porteur d’une vision de l’empire romain au XIXe siècle.

    [6] François Monnanteuil, Le fait religieux aux Etats-Unis, dans l’enseignement du fait religieux, les actes de la DESCO, 2003.

    [7] Le code Hays a été rédigé en 1927 et appliqué de 1934 à 1966

    [8] Cité dans Jean-Loup Bourget, La norme et la marge, Nathan 1998.

    [9] Jean-Pierre Coursodon, Bertrand Tavernier, 50 ans de cinéma américain, Presses De La Cite, édition mise à jour 2003, page 629.



    Bibliographie

    Natacha Aubert, Un cinéma d’après l’antique - Du culte de l’Antiquité au nationalisme dans la production muette italienne, L’Harmattan, Le Temps de l’image, 2009.
    Hervé Dumont, L’Antiquité au cinéma. Vérités, légendes et manipulations, coédition Nouveau Monde (Paris) et Cinémathèque suisse (Lausanne), 700 pages, 800 photos en couleur, analyse de quelque 2 200 films et téléfilms.
    Jean-Dominique Brignoli, Le Visage de Rome au cinéma, la ville de tous les fantasmes cinématographiques, Histoire antique, hors-série 8, Décembre-Février 2005.
    Jean-Pierre Coursodon, Bertrand Tavernier, 50 ans de cinéma américain, Presses De La Cite, édition mise à jour 2003.
    Christian Delage, Vincent Guigueno, L’historien et le film, Folio histoire, 2004.
    Marc Ferro, Cinéma et histoire, Folio histoire, 1993.
    Claude Aziza (dir.), Le péplum : L’antiquité au cinéma, (avec la collab. de Michel Éloy,
    Hervé Dumont, Laurent Aknin, Lucas Balbo & alii), coéd. Corlet-Télérama, CinémAction, n° 89, 4e trim. 1998, 183 p.
    Cinémaction, n°89, 1998, en particulier l’article d’Annie Collognat ("Ab Urbe Condita. - Du mythe à l’écran : la naissance de Rome"), p.63-69.
    Frédéric Martin, L’Antiquité au cinéma, Paris, Dreamland, 2002.
    Le péplum : l’Antiquité au cinéma, Clermont-Ferrand, G. de Bussac, 1983.
    Cinéma et pédagogie, Revue belge du cinéma, n. 32, Bruxelles, septembre 1992.
    Jacquinot-Delaunay, Du cinéma éducateur aux plaisirs interactifs : rives et dérives cognitives, in BEAU F., DUBOIS P., LEBLANC G., Cinéma et dernières technologies, INA - DeBoeck Université, Paris-Bruxelles, 1998.



    04-09-2011, 00:00 geschreven door Willy Moerman  
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